Rîh el Janna

                                       

Jument pur-sang arabe pure égyptienne baie née en 1999, par SEA Bekheet (noir) et Delgi (grise).

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Rîh el Janna était pleine pour 2007 de JKB Mah Jid. En photos, l'évolution de sa grossesse mois après mois!!! (le résultat en page "ses poulains").

 

Rih el Janna 26-30/10/2004

 

Ô Yawatha, souffre que je te parle d’elle !

Elfe, esprit, souffle de Paradis, ou vent d’ailes ?

Ailes de vent ? Sont en son nom air et ciel.                                        

La compagne et complice de tes pleines lunes

A ta suite devint moitié essentielle

D’inédite amitié unissant l’autre et l’une.

 

Ô Yawatha, souffre que je te parle d’elle,

De son regard fragile et son port si gracile ;

Si sombres sont ses yeux sous le ciel de ses cils

Dais sur un monde où tremblent profondes pensées

Et le soleil allume en sa noire prunelle

Double éclat de rubis ou saphir irisé.

 

Ô Yawatha, souffre que je te parle d’elle !

Sa robe est d’ébène où reflets de feu s’étalent,

Aussi traînée d’argent prise aux crins des étoiles

Ou d’un ruisseau d’avril vivace éclaboussure

Vers un flanc palpitant jaillie sous un pied dur.

Blanc sur son sombre front un éclair en ruisselle.

 

Ô Yawatha, souffre que je te parle d’elle !

Elle danse en marchant ; éphémère ? éternelle ?

D’un pas fluide, volant sans même effleurer terre.

Flammes montrant l’ardeur de tout son caractère,

Sur son épaule droite tombe sa crinière

Ondoyante et légère à sa démarche fière.

 

Ô Yawatha, souffre que je te parle d’elle !

N’es-tu pas, ô esprit qui chevauches si tard

Par nuages et nuits, parmi bois et brouillards

Toi-même mi-cheval, pour guider l’Etincelle ?

Que lui chuchotas-tu l’autre soir à l’oreille

Sous ses crins flamme noire brûlée de soleil ?

 

Ses oreilles pointées aux bruits et mouvements,

Inquiète, elle avertit, sonore ronflement

Lancé par les naseaux, d’un danger imminent,

Prête à bondir, à fuir au galop dans la plaine,

Loin ! Puis s’arrête et contemple attentivement

-Distance rassurante- l’objet de sa peine.

 

Ô Yawatha, apprends pourquoi je parle d’elle :

Ses initiales en mon cœur gravées sont celles

D’un nom présent toujours et jamais prononcé.

 

Ô Yawatha, je souffre en mon âme duelle

Moins la distance est grande et plus la plaie cruelle

Profonde, ô Yawatha ! Combien ? Toi seul le sais !